Nicolas El Haïk-Wagner
Coordonnées
Enseignant Chercheur
FoAP | Thématique 2
Spécialité : Sociologie
Nicolas El Haïk-Wagner est enseignant chercheur contractuel en sociologie à l’Université de Strasbourg (laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe), où il est titulaire de la chaire de recherche « Sociologie de l’intelligence artificielle en santé » (2026-2029). Ses travaux s’inscrivent aux croisées de la sociologie des groupes professionnels et de la sociologie des sciences et des techniques. Ils s’attachent à l’activité des professionnels de santé, notamment en pédiatrie, et à leur implication dans les recompositions scientifiques et technologiques de leurs spécialités et professions d’appartenance. Ses terrains se concentrent sur le bloc opératoire, la réanimation, les soins palliatifs et la maternité.
Projets en cours
La chaire « Sociologie de l’IA en santé » (financement cluster IA Grand Est ENACT) développe des travaux offrant un regard critique sur les promesses véhiculées par l’IA en santé et sur les processus de conception et les usages de ces outils. Elle examine les recompositions professionnelles, scientifiques et techniques que suscite leur déploiement en milieu hospitalier. Elle prend pour cas d’étude des spécialités médicales peu étudiées (chirurgie, anesthésie) et les usages médico-administratifs et technico-administratifs de l’IA. La chaire mobilise des approches qualitatives et participe à des enseignements (Faculté de médecine, Sciences Po Strasbourg).
Projets antérieurs
Nicolas El Haïk-Wagner a soutenu une thèse de sociologie au Cnam en 2024 sous la direction de Cynthia Fleury (Cnam) et d'Éric Vivert (Paris Saclay). Ce travail, intitulé « Ouvrir le bloc pour continuer à ouvrir des corps. Sociologie des recompositions de l’activité opératoire », s’intéresse aux transformations de l’activité au bloc opératoire dans les spécialités chirurgicales lourdes de CHU. Il envisage les effets des pressions régulatrices croissantes (profanes, étatiques, assurantielles, médicales et scientifiques) sur les territoires et l’activité des professionnels médico-chirurgicaux et paramédicaux. La recherche s’appuie sur une enquête approfondie de l’ensemble de la chaîne opératoire dans 5 CHU franciliens et du Grand Est, des consultations de chirurgie et d’anesthésie aux réunions de service et interventions au bloc, et investigue des projets de formation et de recherche en sciences chirurgicales. Elle repose aussi sur 67 entretiens avec des professionnels (chirurgiens, anesthésistes, cadres de santé, responsables de la programmation et du pilotage des blocs) et sur une enquête au sein d’un assureur du risque médical. Cette thèse a été réalisée en contrat doctoral avec Relyens dans le cadre de la Chaire Innovation Bloc Opératoire Augmenté (AP-HP, Université Paris Saclay et Institut Mines-Télécom) et de la Chaire de philosophie à l'Hôpital du GHU Paris psychiatrie & neurosciences.
Par la suite, il a réalisé un post-doctorat (2024-2026) au Cnam relatif à la genèse et à la mise en pratique des soins palliatifs en pédiatrie, et aux enjeux que suscite, pour les établissements scolaires, la scolarisation en milieu ordinaire d’élèves en situation palliative puis leur décès. Cette recherche, financée par l’Institut national du cancer, s’inscrit dans le cadre du dispositif « La vie, la mort… On en parle ? », abrité par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), qu’il coordonne. Ce dispositif d’information, de formation et de recherche s'attelle à donner des outils aux adultes – parents et professionnels de la santé et de l’éducation – pour parler de la mort aux enfants et adolescents et accompagner leur deuil.
Domaines de recherche
- Sociologie des groupes professionnels
- Sociologie des sciences et des techniques
- Sociologie de la santé
- Bloc opératoire, réanimation et soins palliatifs
- Mort et deuil en milieu scolaire
Mots clés